Jean-Louis Perrot

Une nouvelle saison pleine de surprises démarre à la Bambouseraie en Cévennes

La Bambouseraie en Cévennes rouvre ses portes au public le 25 février prochain avec un programme de manifestations inédits pour cette nouvelle année.

Pour être toujours au plus proche des attentes de ses visiteurs, la Bambouseraie en Cévennes propose tous les ans diverses animations. Expositions, conférences, concerts et beaucoup d'autres évènements marqueront cette nouvelle année 2019.

Cette dernière aura le plaisir de retrouver l'emblématique Exposition Art & Nature à partir du 20 avril regroupant les deux artistes plasticiens : Odile de Frayssinet et Jean-Louis Perrot.

Sur un air de lâcher prise et de reconnexion vers soi, des soirées sur le thème de la nature mais également de la musique classique seront proposées en compagnie des chanteurs d'oiseaux Jean Boucault et Johnny Rasse qui se produiront le 31 juillet. La symbolique Journée des Plantes fera quant à elle, son retour le dimanche 13 octobre pour le plus grand plaisir des amateurs du végétal.

La Bambouseraie en Cévennes, c'est avant tout un lieu de 160 ans d'histoire où l'homme et la nature font des merveilles depuis toujours. Plus de 1'000 espèces et variétés différentes à découvrir ou redécouvrir dans leur évolution constante. Autant de promenades possibles parmi des paysages insolites aux couleurs de l'Asie, qui font ainsi traverser le Laos, le Japon et la Chine sans jamais s'éloigner du Parc national des Cévennes.

Carnets d’artistes 2019 - Zones artistiques inspirées

Cette année, deux installations, en apparence fort différentes, occupent l’espace de la Bambouseraie. Celle de Jean-Louis Perrot joue franchement avec le vent et les mouvements qu’il occasionne à ses artefacts, tandis que celle d’Odile de Frayssinet se trouve traversée par lui et fonctionne avec le regard et la notion de montré-caché.
Le travail de Jean-Louis Perrot se nomme «Phantasma arundinodae aiolos » (« Roseaux fantasmagoriques éoliens »). Cette dénomination latine nous rappelle la taxonomie botanique dans la grande tradition de la classification des espèces. Nous nous situons dans un espace à la fois naturel et paradoxalement artificiel puisque de longues cannes à pêche peintes se trouvent fixées dans un plan d’eau, mimant les bambous, mais avec la distance nécessaire à leur représentation. Ainsi, les roseaux pensants deviennent des roseaux dansants, acteurs indociles d’un ballet sans cesse recommencé, car leurs sveltes mouvements démarrent immédiatement lorsque souffle le vent. Leur souplesse offre une vision mobile sans cesse recommencée où l’immatériel dessin de leur inclinaison nous fait découvrir un entrelac d’arabesques éphémères, de tournoiements plastiques ou encore de réflexions incarnées. La technique sert ici de support à l’imaginaire tout en nourrissant une pensée ascensionnelle. L’équilibre demeure une notion cardinale chez cet artiste dont le dessein est de parvenir à s’échapper de la pesanteur des corps pour tendre vers l’envol.

Christian Skimao